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    Par trois fois ce soir j'ai pensé à toi.

    Par trois fois ce soir j'ai ressenti ce manque, causé par ton absence.

    Par trois fois ce soir je me suis revue près de toi.

    Par trois fois ce soir j'ai eu la sensation de tes baisers et cette sensation de vide.

    Par trois fois ce soir j'ai retenu mes larmes.

    Par trois fois ce soir j'ai soufflé, bu un peu d'eau et ai essayé de changer mes idées.

     

    Mais par trois fois maintenant mes pensées reviennent toujours au même centre d'intérêt : TOI 


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  • Photo : deviant art



          Paris a la même apparence que la dernière fois, si ce n'est que ça me semble un tout petit plus familier. Toujours autant de voitures, de passants, tous pressés. Toujours cet air lourd, pesant. Et nous, à nouveau quittant la gare avant d'y revenir bientôt. Après s'être remis de nos émotions, être descendus du train et avoir croisé un contrôleur plus que surpris, nous nous dirigeons vers le lieu que tu as choisi pour poursuivre nos ébats adultères dans la plus grande tranquillité. Tout en bavardant tranquillement, tu m'annonces le programme de la journée : d'abord monter à l'hôtel, histoire de s'y poser un peu et de déjeuner, plus ou moins sagement. Ensuite, tu me dis me réserver une surprise pour laquelle il me faudra te suivre sans te poser de questions. Evidemment, curieuse et impatiente comme je suis, j'essaye d'en savoir plus, mais tu sembles beaucoup t'amuser à me laisser deviner sans le moindre indice.




          Arrivés à l'hôtel, tu prends les clés et nous nous dirigeons vers l'ascenseur. Cette fois-ci il est vide. Passant la main sous ma jupe, tu me rapproches ainsi de toi. Collée à toi, je me laisse aller à tes baisers et à tes mains explorant à nouveau mes formes tandis que je te sens durcir peu à peu. Mais déjà l'ascenseur s'arrête et nous sortons. Le temps de trouver la chambre et d'y entrer et nous nous jetons à nouveau l'un sur l'autre. Cette fois tu ne tardes pas à me montrer l'intensité de ton désir. Tes yeux me dévorent, tes mains me possèdent, ta bouche me fait déjà l'amour.




          La chambre est grande. La salle de bain aussi. La douche spacieuse sera probablement elle aussi le lieu de notre luxure. Un miroir face au lit a attiré mon attention lorsque nous sommes rentrés. Tel qu'il est placé, nous aurons la possibilité de nous voir à tout moment, j'adore ! C'est entre ce miroir et ce lit que nous nous caressons déjà. Mon sac et ta veste sur le sol, ta chemise à moitié déboutonnée par mes soins, ma jupe légèrement relevée par tes mains douces et désireuses, mes mains explorant ton corps, mes lèvres pendues aux tiennes. Petit à petit nous nous dirigeons vers le lit, puis je m'y assois, t'entraînant avec moi, pour ne pas rompre ce si doux contact de ton corps contre le mien. Je laisse tout le haut de mon corps descendre doucement sur le lit, et je me retrouve ainsi allongée, toi penché sur moi, regardant avec un sourire désireux ton amante ainsi offerte.




          De tes lèvres tu parcours mon cou, puis descend jusqu'à la limite du tissu sur mes seins. L'une de tes mains remonte cette étoffe, découvrant mon ventre et le début de mon soutien gorge. Tes caresses recommencent alors, doucement, tendrement, accompagnées de doux baisers, et descendent doucement vers ma jupe toujours légèrement relevée. Arrivé à cette limite, tu la relèves encore un peu avant de prendre délicatement ma cheville droite dans ta main. Tu commences alors à remonter vers mon entrejambe en déposant de doux baisers le long de ma jambe puis à l'intérieur de ma cuisse, très lentement. Lorsque ta bouche arrive à la dentelle trempée qui recouvre ma fleur, ta langue s'insinue légèrement sous cette dentelle, juste à la limite. Une douce caresse qui me fait frémir.




          Alors que je m'attendais à ce que ta langue soit plus insistante, à ce que tes doigts écartent l'étoffe, tu me regardes malicieusement et recommences ces baisers lents et langoureux sur l'autre jambe, de ma cheville à mon entrejambe. Ce petit jeu a pour mérite de m'exciter grandement, suffisamment pour en être déchaînée. Lorsque ta langue parcourt enfin la limite de mon shorty, je glisse ma main sur mon pubis et écarte la lingerie, t'invitant à t'aventurer plus loin.


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    Photo : Luis Royo

    Au bout d'un moment, je t'aperçois. Tu sembles légèrement inquiet de ne pas me trouver, te retournant plusieurs fois rapidement. De l'endroit où je suis assise, le rideaume cache partiellement et tu ne me vois probablement pas. Tu te décides enfin à monter dans le train. Cette partie de cache-cache s'arrête aussitôt, tu as choisi le bon wagon. En m'apercevant enfin, je te sens crispé. T'aurais-je fait peur ? Tu t'avances vers moi, avec un air assez sévère sur le visage. Je commence à prendre peur à mon tour. Tu te penches vers moi, sans le moindre sourire, et me grogne à l'oreille un « Bien joué ! Tu as réussi à me faire peur... ». Le son de ta voix n'est pas menaçant, ce qui me surprend un peu vu ton regard il y a peu. Tu mordilles doucement le lobe de mon oreille, puis tu m'embrasses dans le cou. Tes baisers sont d'une douceur exquise et j'y perçois une once de perversion. Tu commences, petit à petit, à t'appuyer sur moi. Tu t'appuies d'ailleurs assez pour que je me retrouve calée contre la fenêtre, à la vue de tous. Arrêtant de me dévorer délicieusement le cou, tu m'embrasses à pleine bouche, me laissant entrevoir dans tes yeux une étincelle foudroyante de désir.


    Je te sais et je te sens tendu. A exploser. Tes mains commencent à parcourir mon corps, tes yeux me fixant, brûlants de désir. Je me laisse aller et m'offre à tes caresses, à tes baisers. Tu ne cesses plus de m'embrasser, de me dévorer la bouche tout en glissant peu à peu tes mains sous mes vêtements, l'une faisant s'ériger la pointe de mes seins, l'autre glissant peu à peu sur mon clitoris, me faisant frémir. Je réponds à tes baisers par des baisers encore plus désireux, je réponds à tes caresses en passant mes mains sur ton torse, sur ton sexe tendu trop à l'étroit dans ton pantalon. Mes appuis à cet endroit se font insistants, ce petit jeu dure un moment mais bientôt je te sens au bord de la jouissance. Tu arrêtes d'ailleurs de me caresser pour défaire ta ceinture et baisser ton pantalon. Je fais de même avec ton caleçon puis je pose mes lèvres sur ton sexe dur. Un soupir t'échappe, presqu'un râle tandis que je te suce doucement, entièrement. Peu à peu j'accélère mes mouvements, je sens ta main dans mes cheveux m'accompagner et tes râles s'intensifier.

    Du quai, n'importe quel passant nous verrait, mais nous ne soucions bien peu de ce détail. Pour le moment je ne songe qu'à te faire jouir sur mes lèvres pour me faire pardonner de cette petite mesquinerie. Je sens l'étoffe qui recouvre mon sexe tremper un peu plus à chaque mouvement, je sens mes cuisses moites, je te sens tremblant, près à jouir, mais je sais que tu t'y refuses pour le moment. J'entreprends alors de me caresser à ta vue, tout en  continuant à me délecter de ta queue tendue dans ma bouche.


    Ce spectacle te plait puisque tu ne penses plus qu'à accélérer les mouvements de ma bouche tout en caressant mes fesses. Elles sont à nu, ma jupe est remontée et ma lingerie passablement écarté. Un doigt fouilleur s'insinue près de mon anus, le touche, joue doucement avec puis va constater à quel point je mouille. Tu imprègnes ce doigt de mouille, encore et encore, avant de venir t'occuper de mon petit trou. L'effet est immédiat, j'ai des frissons et mon corps se contracte. Tout mon corps. Y compris ma bouche qui enserre davantage ton sexe.

    A cet instant tu ne peux plus faire marche arrière et tu jouis dans ma bouche. En longs jets tu libères ces larmes de bonheur que j'affectionne, accompagnées de râles et de soupirs de plaisir.

     


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    Photo : deviant art

    Un bruit caractéristique et facilement reconnaissable : le train arrive. Des gens descendent, d'autres montent, dont moi. Le wagon dans lequel je suis montée ne me plait pas, plus de place à gauche, dans le sens de la marche. Je me rapproche de l'avant du train, entre dans un deuxième. Je m'y installe, un bouquin à la main, le paysage défilant rapidement, un peu de musique dans les oreilles. Dans deux heures environ, je serai près de toi, dans tes bras.



    Je sais qu'à cet instant précis, tu arrives au bureau et découvre mon mail, exaltant d'envies et de perversité. Et ma vidéo. Je sais que tu seras surpris, agréablement, de trouver cette vidéo dont je ne t'avais pas dit mot. Je sais que tu vas t'empresser de la télécharger, et de la visionner. Je sais que même sans avoir encore vu la première image, tu commences à durcir. L'évocation de la vidéo et les souvenirs des autres ? Le fait de savoir que je serai bientôt près de toi, et que tu pourras me prodiguer toi-même ces douces caresses, accompagnées de ta bouche me savourant ? Peut-être les deux. Dès les premières images tu bandes vraiment. Tu as envie de te caresser, je le sais. Tu commences à avoir chaud, à te sentir trop serré dans ce pantalon, mais tu ne te caresseras pas. Tu veux laisser bouillir cette excitation pour mieux la laisser s'exprimer auprès de moi.





    Je repense moi aussi à tes vidéos, à tes écrits, à tes mots, à tes paroles aussi... Et tes photos ! Je sens l'excitation gagner en importance. Je sens d'avantage mes boules de geisha, insérées peu avant de prendre ce train, puisque mes lèvres gonflent de désir. Je serais sûrement encore trempée en arrivant, surtout te sachant capable de bander à la moindre allusion depuis que tu m'as vue me caressant ce matin.





    La vision de ton sexe dur me fait frissonner de désir. Je suis impatiente. Le temps passe vite cependant, à penser à toi de cette façon, mais pas assez à mon goût. Tu m'envois un sms, confirmant mes certitudes quant à tes réactions ; tu m'y dis que je suis une bien jolie petite chienne, que c'est très dur de ne pas te caresser mais que ce n'en sera que meilleur très bientôt. Je te réponds qu'en bonne petite chienne, j'assume et j'assumerai. Ta réponse montre alors l'effet que mes mots ont eu sur toi : « Je compte faire les courses avant que tu arrives, je suis en route. La chambre d'hôtel est réservée, l'attente avant ta punition ne sera pas longue. » Inconsciemment, je m'en mords les lèvres. Mon impatience s'intensifie, mon excitation grimpe en flèche. Je suis probablement bien mouillée maintenant.





    Le wagon est vide en cette fin de matinée, la dernière fois il y avait bien plus de monde. Je glisse discrètement un doigt le long de l'étoffe qui recouvre mon sexe, afin de mesurer le degré de cette excitation. Mon shorty rose en dentelle, celui avec lequel tu souhaites me voir, est bien humide. Je ne peux résister, je glisse ce doigt sous l'étoffe et l'imprègne légèrement de ma liqueur, que tu vas bientôt déguster. Puis je me goûte, furtivement. J'aime tant ce goût, j'en mouille encore davantage. Mon excitation grimpe encore.





    Un contrôleur entre dans le wagon, me ramenant un peu sur la terre ferme. Cherchant mon billet dans mon sac, j'ai la vision d'un petit sac rose que tu m'as offert, cadeau bien plaisant et bien souvent utilisé. Il y a aussi une tenue que tu m'as demandée, tenue que je mettrai dès que possible, puisque liée à la douce torture qui m'attend. Je trouve enfin mon billet, le tend au contrôleur puis je retourne ensuite à ces délicieuses pensées.





    Je n'y retourne pas bien longtemps car on arrive enfin à la gare, je suis enfin près de toi. Tandis que je rassemble mes affaires, je reçois encore un message de toi : « Cette fois-ci, laisse moi vraiment te chercher, petite chienne obéissante ! »





    Je ne réponds pas à ton message. Le train ralenti, les gens commencent à se rassembler près des portes. J'ai très envie de chercher encore une occasion d'être punie, mais je préfère t'obéir... A la lettre ! Le train s'arrête, les voyageurs commencent à descendre, pressés pour la plupart. Il y a maintenant foule sur le quai, des gens allant travailler, d'autres en visite, tous marchent vite, tous se dirigent vers la sortie. Et moi j'attends, assise dans ce train maintenant vide.


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